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<channel><title><![CDATA[2018/2019 - Blog]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog]]></link><description><![CDATA[Blog]]></description><pubDate>Thu, 26 Mar 2026 18:50:23 +0100</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[January 25th, 2019]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/january-25th-2019]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/january-25th-2019#comments]]></comments><pubDate>Fri, 25 Jan 2019 08:57:20 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/january-25th-2019</guid><description><![CDATA[CIE LES ANONYMES TPR&eacute;flexion autour d'un th&eacute;&acirc;tre populaire, ancr&eacute; dans un territoireMardi 30 avril 2014La compagnie les Anonymes TP&nbsp;Implant&eacute;e depuis quinze ans &agrave; Calais, la compagnie les Anonymes Th&eacute;&acirc;tre Populaire revendique une d&eacute;marche artistique de qualit&eacute;, militante et d&eacute;mocratique, au plus proche du territoire et de ses enjeux, en dialogue permanent avec ceux qui y vivent et y agissent. Dirig&eacute;e par Alain  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><span><strong>CIE LES ANONYMES TP</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>R&eacute;flexion autour d'un th&eacute;&acirc;tre populaire, ancr&eacute; dans un territoire</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><em>Mardi 30 avril 2014</em></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>La compagnie les Anonymes TP&nbsp;</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Implant&eacute;e depuis quinze ans &agrave; Calais, la compagnie les Anonymes Th&eacute;&acirc;tre Populaire revendique une d&eacute;marche artistique de qualit&eacute;, militante et d&eacute;mocratique, au plus proche du territoire et de ses enjeux, en dialogue permanent avec ceux qui y vivent et y agissent. Dirig&eacute;e par Alain Duclos, la compagnie&nbsp; d&eacute;veloppe conjointement quatre axes de travail :</span><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>La cr&eacute;ation contemporaine avec la recherche de formes esth&eacute;tiques alliant musique, chanson, th&eacute;&acirc;tre, cirque...</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>La repr&eacute;sentation de textes du r&eacute;pertoire, pour une large diffusion de ce qui constitue nos racines et notre patrimoine culturel commun&nbsp;</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>La cr&eacute;ation et la diffusion de spectacles d'utilit&eacute; sociale, dit Petit Th&eacute;&acirc;tre Utile, abordant des enjeux de soci&eacute;t&eacute; aussi divers que l'alimentation, la parentalit&eacute;, la discrimination, l'exclusion, la maladie et la relation entre soignants et soign&eacute;s, l'environnement...</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Une pr&eacute;sence po&eacute;tique, artistique et intelligente sur le territoire avec des interventions au plus pr&egrave;s des lieux de vie et de loisirs (Nuits des mus&eacute;es, Semaines de la Mer, festival du Sable et des &Eacute;rables, randonn&eacute;es-cont&eacute;es, etc.)</span></li></ul><br /><br /><span></span><span>En 2013, les Anonymes TP ont d&eacute;but&eacute; une r&eacute;sidence de trois ans au Grand Th&eacute;&acirc;tre de Calais. Loin de nous replier sur l'institution, nous souhaitons profiter des moyens que nous offre cette r&eacute;sidence pour approfondir et assoir notre d&eacute;marche d'ouverture sur la ville, en lien et en dialogue avec ses habitants.</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Mais cet engagement qui est le n&ocirc;tre depuis si longtemps se heurte &agrave; des obstacles, en termes de reconnaissance et donc de financements et de diffusion. Il pose &eacute;galement des questions en mati&egrave;re de contenus, de formes esth&eacute;tiques, de modalit&eacute;s d'approche et de dialogue avec l'ensemble des composantes de la population. Nous savons, pour l'avoir constat&eacute; au fil des rencontres et des collaborations, que nos difficult&eacute;s, nos pr&eacute;occupations et nos questionnements ne sont pas isol&eacute;s, mais au contraire partag&eacute;s par nombre d'autres compagnies et/ou acteurs des politiques culturelles.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>C'est dans ce contexte que nous nous engageons, aujourd'hui, dans une d&eacute;marche de r&eacute;flexion autour de ce que peut et doit &ecirc;tre un th&eacute;&acirc;tre ancr&eacute; dans un territoire, se nourrissant de ce territoire et de ceux qui y vivent et produisant, en retour, des effets, une tension, une trace dans ce m&ecirc;me territoire. Une d&eacute;marche que nous souhaitons ouverte et coop&eacute;rative.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>A l'origine de cette d&eacute;marche, diff&eacute;rents constats</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Nous affirmons que, comme l'&eacute;crivaient en juin 1998, Alain Grasset et Francis Peduzzi, &laquo;&nbsp;<em>sans une inscription forte dans un territoire, ce qui signifie un projet pour et &agrave; partir d'un territoire, sans une attention permanente &agrave; l'ensemble d'une population, sans le souci de s'adresser et d'&ecirc;tre entendu par ceux qui la composent, l'objet de la cr&eacute;ation artistique devient d&eacute;sincarn&eacute;&nbsp;&raquo;. </em>Mais nous observons chaque jour que l'&eacute;cart s'accroit entre cette aspiration &agrave; la d&eacute;centralisation, &agrave; la d&eacute;mocratisation culturelle et la r&eacute;alit&eacute; du terrain.</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Nous constatons que les outils cr&eacute;&eacute;s pour r&eacute;duire les in&eacute;galit&eacute;s d'acc&egrave;s &agrave; la culture &ndash; les tarifs r&eacute;duits, en premier lieu &ndash; servent prioritairement &agrave; ceux qui n'en ont pas un besoin criant pour acc&eacute;der aux lieux culturels et aux pratiques artistiques. La donne n'a pas chang&eacute;. Les cat&eacute;gories sociales les plus &eacute;loign&eacute;es de ces lieux et de ces pratiques en restent toujours autant absentes. Mais l'insuffisance ou l'ad&eacute;quation des dispositifs doit-il invalider le projet m&ecirc;me de d&eacute;mocratisation ? Faut-il renoncer, admettre l'id&eacute;e de notre impuissance &agrave; combattre les d&eacute;terminants sociaux ? Faut-il accr&eacute;diter le mythe de la pr&eacute;destination, s'en remettre &agrave; la probl&eacute;matique bourdieusienne de la reproduction sociale des h&eacute;ritiers et passer &agrave; autre chose ?</span></li></ul><br /><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Nous constatons que tous ceux qui, avant nous ou ailleurs, dans d'autres campagnes, d'autres petites villes, d'autres p&eacute;riph&eacute;ries, ont fait le choix d'une implantation permanente, d'une mise en dialogue de leur travail avec la population, sont d&eacute;l&eacute;gitim&eacute;s, isol&eacute;s, chaque jour plus pr&eacute;caris&eacute;s. Les artistes, les compagnies sont soumis &agrave; des injonctions contradictoires. Invit&eacute;s &agrave; assumer un r&ocirc;le de transmission, d'&eacute;ducation, ils s'exposent, en le faisant, &agrave; &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme 'animateurs'. Un v&eacute;ritable processus de d&eacute;classement s'op&egrave;re. L'enracinement dans la proximit&eacute;, au plus proches des gens, entra&icirc;ne une perte de visibilit&eacute; et de reconnaissance artistique qui, &agrave; terme, invalide jusqu'&agrave; la possibilit&eacute; d'exercer son m&eacute;tier dans des conditions &eacute;conomiques dignes.&nbsp;</span></li></ul><br /><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Nous constatons pourtant, si nous acceptons de reprendre &agrave; notre compte les logiques comptables et gestionnaires qui font de la richesse mon&eacute;taire la seule unit&eacute; de mesure, que la culture, et notamment le spectacle vivant sont producteurs de richesse. Mais les artistes et les compagnies sont conjointement soumis, pour une immense part d'entre eux, &agrave; une pr&eacute;carisation croissante. Saupoudrage, client&eacute;lisme, disparit&eacute;s selon les territoires, les injustices sont de plus en plus insupportables, les crit&egrave;res des aides publiques &agrave; red&eacute;finir. Dans ce contexte de plus en plus concurrentiel, comment les artistes peuvent-ils survivre ? En se d&eacute;marquant, en s'engageant dans une qu&ecirc;te de notori&eacute;t&eacute;, source de financements. Et c'est ainsi que le geste artistique s'autonomise par rapport &agrave; la soci&eacute;t&eacute; dans laquelle il prend pourtant source. Parce qu'il faut &ecirc;tre vu, reconnu, &agrave; tout prix, pour survivre, pour continuer &agrave; travailler.&nbsp;</span></li></ul><br /><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Nous constatons que les cons&eacute;quences en termes de citoyennet&eacute;, de d&eacute;mocratie, sont dramatiques. Car pour qui et pour quoi faire culture&nbsp; ? Les discours sur l'excellence artistique peuvent-ils masquer la pr&eacute;dominance extr&ecirc;me du divertissement de masse, duquel il est aujourd'hui de plus en plus difficile de s'extraire ? A l'&egrave;re num&eacute;rique, les &eacute;crans sont devenus le support privil&eacute;gi&eacute; de nos rapports &agrave; la culture, tout en accentuant ce qu'Olivier Donnat dans l'enqu&ecirc;te sur les pratiques culturelles des Fran&ccedil;ais, appelle &laquo;<em>&nbsp;la porosit&eacute; entre culture et distraction, entre art et divertissement</em>&nbsp;&raquo;.Ce qui caract&eacute;rise aujourd'hui les pratiques et la consommation culturelle des couches les plus favoris&eacute;es, c'est l'&eacute;clectisme, &laquo;&nbsp;<em>la capacit&eacute; &agrave; faire des aller-retours entre la Star Ac et l'op&eacute;ra de Paris&nbsp;</em>&raquo;, affirme Jean Claude Wallach. Et pour tous les autres ? Pour le plus grand nombre ? L'&eacute;ventail se r&eacute;duit au petit &eacute;cran.&nbsp;</span></li></ul><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>Des principes fondateurs</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>&#9658; Un th&eacute;&acirc;tre inscrit dans un lieu et dans la dur&eacute;e</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Comme Franck Lepage, nous pensons que &laquo;&nbsp;<em>balancer du fumier culturel sur la t&ecirc;te des pauvres pour les faire pousser&nbsp;</em>&raquo; est un leurre. Pour autant, nous ne renon&ccedil;ons pas &agrave; l'ambition politique d'une d&eacute;mocratisation culturelle. Nous ne nous r&eacute;signons pas &agrave; constater la fracture avec une part importante et croissante de la population. Nous ne cessons pas d'affirmer la n&eacute;cessit&eacute; absolue d'aller au-devant des publics, &agrave; la rencontre et &agrave; l'&eacute;coute de ceux qui vivent l&agrave; o&ugrave; nous travaillons. Nous ne renon&ccedil;ons pas &agrave; interroger ce territoire et ceux qui y vivent, &agrave; nouer une relation avec l'ensemble de la population. Au contraire, nous revendiquons et exp&eacute;rimentons, au quotidien, une autre fa&ccedil;on de fabriquer le th&eacute;&acirc;tre. Nous d&eacute;fendons le passage d'une notion de 'diffusion culturelle' &agrave; un travail 'd'infusion' culturelle, qui r&eacute;inscrit le geste artistique dans un contexte, dans un territoire et dans la dur&eacute;e. Nous affirmons que la notion de relation, de lien, d'ancrage dans la soci&eacute;t&eacute; locale repr&eacute;sente le fondement et la raison d'&ecirc;tre de notre d&eacute;marche artistique.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>&#9658; Un th&eacute;&acirc;tre de la r&eacute;sistance</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Le statut social des com&eacute;diens a profond&eacute;ment chang&eacute; depuis les ann&eacute;es o&ugrave; les 'artistes' dramatiques allaient au peuple (voir Copeau, Dullin, et les pr&eacute;misses de la d&eacute;centralisation). Mais tout autant, il a profond&eacute;ment chang&eacute; depuis les ann&eacute;es o&ugrave; cette profession &eacute;tait le marqueur social de la bourgeoisie, quand la culture &eacute;tait le dernier ascenseur social (les ann&eacute;es Lang). &Ecirc;tre com&eacute;dien, aujourd'hui, ce n'est plus qu'&ecirc;tre un sp&eacute;cialiste d'un artisanat comme un autre, en butte aux m&ecirc;mes difficult&eacute;s et au m&ecirc;me march&eacute; que les autres. Engag&eacute;, &agrave; ce titre, dans les m&ecirc;mes strat&eacute;gies de survie dans un syst&egrave;me capitaliste triomphant qui, toujours, privil&eacute;gie la rentabilit&eacute; financi&egrave;re et l'endormissement, l'abrutissement des masses.</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Alors, quel choix ? Pour les com&eacute;diens, pour les compagnies. Devenir les bouffons de l'entertainment, tenter de s'int&eacute;grer dans le syst&egrave;me, tout en arborant les hochets de la soumission. Peopolisation... promotion... d&eacute;rision... m&eacute;diatisation. Se contenter d'&ecirc;tre les laquais en attendant le casting, en esp&eacute;rant &ecirc;tre reconnu. Faire le buzz ?</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Ou r&eacute;sister.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Utiliser les armes de l'ennemi. Permettre &agrave; tous de mettre &agrave; nu, de d&eacute;tourner les ruses des communicants, les manipulations. &Eacute;changer les savoirs, les exp&eacute;riences avec ceux qui survivent. Faire &oelig;uvre d'&eacute;ducation populaire en ayant toujours en t&ecirc;te que, &agrave; l'oppos&eacute; de tout messianisme, celle-ci ne peut &ecirc;tre qu'&eacute;change. Qu'il n'existe pas de mod&egrave;le &agrave; transmettre mais un pr&eacute;sent &agrave; interroger ensemble et &agrave; dynamiter.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>D&eacute;serter la place de l'artiste autonome, surplombant, celui qui sait et fait l'opinion. Revendiquer la place de l'ouvrier-th&eacute;&acirc;tre, le 'th&eacute;&acirc;trier', dans un territoire. Vivre et travailler avec. Dans ces lieux de la marge, petites villes, campagnes, banlieues, o&ugrave; vivent tous ceux qui partagent le concret de la vie. Hors des m&eacute;galopoles culturelles qui ne sont plus que des vitrines pour les industries du divertissement, r&eacute;investir les quartiers, les espaces p&eacute;riph&eacute;riques, les interstices.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Inventer ensemble une culture de la lutte.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>&#9658; Un th&eacute;&acirc;tre de la d&eacute;mocratie en action</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>La d&eacute;mocratie n'est jamais acquise. L'histoire nous l'a d&eacute;montr&eacute; plus d'une fois et nous le montre encore.&nbsp; Elle ne peut exister sans &ecirc;tre sans cesse questionn&eacute;e, remise en cause, travaill&eacute;e au corps par les hommes. Pour cela, chacun doit pouvoir comprendre comment notre d&eacute;mocratie a fonctionn&eacute; et comment, aujourd'hui, elle fonctionne. Quels en sont les rouages ? Qui dispose du pouvoir ? Qui en est exclu ? C'est &agrave; cette condition que chacun peut &ecirc;tre partie prenante du monde dans lequel il vit, que chacun peut &ecirc;tre r&eacute;ellement citoyen. Sans une &eacute;ducation politique, sans une mise en questionnement, en d&eacute;bat, du monde, il ne peut y avoir de fondement stable, de ciment &agrave; notre communaut&eacute; humaine.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><em>&laquo;&nbsp;Les &oelig;uvres d'art, mais pas seulement, sont ou devraient &ecirc;tre le miroir r&eacute;fl&eacute;chi et r&eacute;fl&eacute;chissant, qui permette &agrave; la soci&eacute;t&eacute; de se regarder, conforter le vivre-ensemble et se mettre constamment en question&nbsp;</em>&raquo;, &eacute;crivaient Francis Peduzzi et Alain Grasset. Nous les suivons enti&egrave;rement dans cette voie.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Le th&eacute;&acirc;tre permet, par la repr&eacute;sentation vivante des &eacute;changes humains, de d&eacute;cortiquer, d'appr&eacute;hender, de ressentir, de comprendre, d'analyser ce qui fait les hommes et leurs soci&eacute;t&eacute;. Le th&eacute;&acirc;tre, quand il est bien fait, rend la complexit&eacute; des soci&eacute;t&eacute;s, des relations que nous entretenons avec les autres, mais aussi avec nous-m&ecirc;mes, notre intimit&eacute;, nos &eacute;tats d'&acirc;me. Il met &agrave; nu, comme le chirurgien diss&egrave;que un corps, les maillages, les rouages qui inhibent, qui annihilent, qui d&eacute;truisent le collectif. Ce faisant, il &eacute;veille &agrave; la conscience politique, celle qui donne le sentiment d'appartenir au groupe, celle qui fait citoyen, avec l'envie de vivre ensemble et d'agir sur le monde et avec le monde. Cela n'exclue pas les moments de col&egrave;re, de clash, d'incompr&eacute;hension, de crise. Cela les transforme en &eacute;nergie agissante.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>Tant de questions</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Mais alors, nous nous interrogeons. Forts de nos exp&eacute;riences, forts des rencontres avec d'autres qui, sur d'autres territoires, m&egrave;nent des exp&eacute;riences similaires, et face aux probl&eacute;matiques que nous affrontons, nous nous demandons. Que peut &ecirc;tre, que doit &ecirc;tre aujourd'hui un th&eacute;&acirc;tre que l'on pourrait qualifier de 'd&eacute;mocratique', &agrave; d&eacute;faut de 'populaire' (terme qu'il faudrait interroger et pr&eacute;ciser) ? Quel r&ocirc;le une compagnie a-t-elle &agrave; jouer dans un territoire ? Quel dialogue peut-elle nouer avec la diversit&eacute; de ceux qui y vivent et/ou y agissent ? Comment le th&eacute;&acirc;tre se nourrit-il de la soci&eacute;t&eacute; et que produit-il sur cette m&ecirc;me soci&eacute;t&eacute; ? Quelle place occupe-t-il et quelle relation entretient-il avec l'industrie de divertissement ?&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Et de cette interrogation fondamentale en d&eacute;coule tant d'autres. Il nous faut en pratique, </span><span>prendre en consid&eacute;ration et tricoter ensemble trois approches indissociables.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>&#9658; Une approche sociologique qui vient questionner la capacit&eacute; d'un th&eacute;&acirc;tre dit 'populaire' &agrave; nouer une relation avec l'ensemble d'une population dans un contexte donn&eacute;</strong></span><br /><span></span><span>Comment fabriquer un th&eacute;&acirc;tre qui ne s'adresse pas &agrave; un groupe sociologique donn&eacute; mais &agrave; tous, en rendant possible des &eacute;changes, des confrontations ? Comment aborder cette question du 'm&eacute;lange' des publics, pouvoir int&eacute;resser &agrave; la fois les spectateurs 'traditionnels', les 'assidus' des lieux de diffusion et mais aussi tous les autres, ceux qui ne vont jamais au th&eacute;&acirc;tre et parmi eux, ceux qui ne pensent pas comme nous.&nbsp;</span><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>C'est peut-&ecirc;tre du c&ocirc;t&eacute; du cin&eacute;ma que des &eacute;l&eacute;ments peuvent &ecirc;tre trouv&eacute;s, avec des films comme l'Esquive d'Abdelattif Kechiche ou Rom&eacute;o + Juliette de Baz Luhrmann (qui part de quelque chose que tout le monde conna&icirc;t et maitrise &ndash; le cin&eacute;ma- pour aborder Shakespeare).&nbsp;</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Mais la question des publics pose aussi des questions de m&eacute;thode.&nbsp;</span><ul><li><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Elle ram&egrave;ne &agrave; la question de l'ancrage dans un lieu, dans un territoire, non pas &agrave; c&ocirc;t&eacute; mais avec. Vivre comme les gens, &ecirc;tre avec eux dans leurs temps-forts; C'est ainsi que peut s'&eacute;tablir un rapport de confiance, &agrave; partir duquel les gens seront pr&ecirc;ts &agrave; prendre des risques.&nbsp;</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Elle renvoie &eacute;galement &agrave; la question des lieux : s'ils n'ont pas l'habitude du th&eacute;&acirc;tre, les gens n'y vont pas. Il faut aller l&agrave; o&ugrave; les gens sont : cf camionnette &agrave; paroles.</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Enfin se pose la question de la dur&eacute;e : amener la po&eacute;sie dans la rue est un acte politique. Mais le faire une fois ne suffit pas. C'est un travail dans la dur&eacute;e, dans une pr&eacute;sence permanente au territoire et &agrave; ses habitants.&nbsp;</span></li></ul></li></ul></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Et puis, il y a ces discours, &agrave; interroger, &agrave; d&eacute;construire. Ces cat&eacute;gories &agrave; d&eacute;passer, &agrave; d&eacute;cloisonner. Th&eacute;&acirc;tre bourgeois vs th&eacute;&acirc;tre populaire. Cr&eacute;ation vs animation socioculturelle... Comment une cr&eacute;ation peut-elle &ecirc;tre une cr&eacute;ation, </span><span>peu importe o&ugrave; elle a lieu, les formes qu'elle rev&ecirc;t et les publics auxquels elle parle.&nbsp;</span></li></ul><br /><br /><span></span><span><strong>&#9658; Une approche politique qui vient r&eacute;interroger le th&eacute;&acirc;tre dans ses liens &agrave; la pratique d&eacute;mocratique</strong></span><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Comment le th&eacute;&acirc;tre entre-t-il en r&eacute;sonance avec les grandes questions contemporaines ? Comment les d&eacute;place-t-il, les transfigure-t-il et vient-il questionner ce que vivent les gens et la fa&ccedil;on dont ils le vivent,&nbsp; leur rapport au monde, aux autres ? Mais aussi, comment se nourrit-il de la parole de ceux qui ne l'ont jamais ? De la culture de ceux dont on dit qu'ils n'en ont pas, ou pas assez ? Les paroles, les cultures des marges, des p&eacute;riph&eacute;ries, des quartiers, ces territoires de la vraie vie, aux franges des m&eacute;tropoles ? &nbsp;</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>La d&eacute;centralisation ou la d&eacute;mocratisation de la culture peut s'envisager de deux fa&ccedil;ons : amener la culture aux gens ou cr&eacute;er avec les gens. C'est ce second choix que nous faisons. Enraciner notre travail dans un dialogue permanent avec les citoyens, &ecirc;tre les 'haut-parleur' du monde qui nous entoure, sans se placer au-dessus, ni au-dessous mais avec.&nbsp;</span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Mais comment assurer une qualit&eacute; artistique, qui demeure essentielle, tout en s'enracinant dans la vie et dans les pr&eacute;occupations des gens ?&nbsp;</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Comment faire de la vie des gens quelque chose qui touche &agrave; l'universel et dans lequel chacun peut se reconna&icirc;tre ?</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Comment passer de quelque chose qui peut-&ecirc;tre de l'ordre du t&eacute;moignage &agrave; une forme artistique ?&nbsp;</span></li></ul></li></ul><br /><br /><span></span><span><strong>&#9658;</strong></span><span><strong>Une approche esth&eacute;tique qui pose la question des langages et des formes, mais aussi des lieux et des temps de la repr&eacute;sentation, de la transmission, du rapport aux pratiques amateurs...</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Quelles autres formes que la forme verbale, le texte, pour refl&eacute;ter ces questions, pour que chacun puisse se les approprier et participer &agrave; la r&eacute;flexion ? Avec ou sans texte, avec ou sans musique, cirque, vid&eacute;o ? Faut-il puiser dans le r&eacute;pertoire classique ? Faut-il s'attacher &agrave; des textes contemporains ? Est-ce r&eacute;ellement l&agrave; la question ?</span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Les formes doivent- elles varier en fonction des lieux, des situations, des enjeux abord&eacute;s ?</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Toute forme est-elle bonne &agrave; partir du moment o&ugrave; elle interroge, questionne, bouscule, avec intelligence et finesse?</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Et le plaisir dans tout &ccedil;a ? Peut-on &eacute;vacuer la question du divertissement, du loisir, de la bonne partie de rigolade ?&nbsp;</span></li><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Comment cheminer sans cesse sur le fil entre la surprise, le plaisir, l'&eacute;motion et le questionnement, l'interpellation, la r&eacute;flexion ?&nbsp;</span></li></ul></li></ul><br /><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Comment r&eacute;sister &agrave; l'enfermement dans l'institution ? Comment inventer de nouveaux lieux de rencontre, amener la po&eacute;sie dans la rue, sans d&eacute;magogie, sans glisser dans &laquo;&nbsp;l'effervescence du vide&nbsp;&raquo; ? Comment fabriquer du th&eacute;&acirc;tre partout o&ugrave; il est possible de se retrouver ensemble ?&nbsp;</span></li></ul><br /><br /><span></span><ul><li style="color:rgb(0, 0, 0)"><span>Et comment travailler avec tous, professionnels et amateurs partageant les m&ecirc;mes convictions, anim&eacute;s de la m&ecirc;me passion ? Comment transmettre, comment enseigner, comment int&eacute;grer et accueillir les pratiques amateurs comme garde-fou et comme r&eacute;sonateur d'un geste artistique qui refuse de s'enfermer dans un monde chaque jour plus &eacute;triqu&eacute; ?&nbsp;</span></li></ul><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><span><strong>III &ndash; Une r&eacute;flexion et que nous souhaitons collective et&nbsp; qui doit d&eacute;boucher sur des actions concr&egrave;tes</strong></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Toutes ces questions, nous souhaitons les partager avec d'autres. Nous souhaitons les confronter aux regards, aux exp&eacute;riences, aux pratiques d'autres. Nous souhaitons les nourrir de la parole de nos pairs, metteurs en sc&egrave;ne, com&eacute;diens, mais pas seulement. Repr&eacute;sentants des politiques et institutions culturelles, mais aussi acteur du monde de l'action sociale, de l'&eacute;ducation populaire, citoyens, aguerris ou non au spectacle vivant, le chantier est ouvert pour ensemble construire et d&eacute;fendre notre th&eacute;&acirc;tre.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Il nous semble aujourd'hui indispensable et urgent de prendre la parole, de produire un argumentaire pour d&eacute;fendre et faire valoir un th&eacute;&acirc;tre 'd&eacute;mocratique', en dialogue et en interaction permanente avec les populations dans les territoires. Mais nous ne voulons pas produire une contribution de plus. Si nous portons une ligne politique claire, si nous souhaitons l'affiner, l'amender, la partager, c'est avant tout du concret que nous voulons construire : des fa&ccedil;ons de faire, des fa&ccedil;ons d'&ecirc;tre.&nbsp;</span><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Une confirmation]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/une-confirmation]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/une-confirmation#comments]]></comments><pubDate>Fri, 26 Oct 2018 18:27:22 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/une-confirmation</guid><description><![CDATA[Olivier Donnat est sociologue au minist&egrave;re de la culture. Il est un loup dans la bergerie, l'ennemi de l'int&eacute;rieur, le gars qui casse le moral, fait tomber les illusions. Et les deux &eacute;tudes qu'il vient de publier, sur le -livre et la musique, ne vont pas arranger sa r&eacute;putation. Le probl&egrave;me est que ce qu'il &eacute;crit depuis trente ans est exact. Ce qu'il a proph&eacute;tis&eacute; s'est v&eacute;rifi&eacute;. Ce qu'il annonce est inqui&eacute;tant.En sp&eacut [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><font size="4">Olivier Donnat est sociologue au minist&egrave;re de la culture. Il est un loup dans la bergerie, l'ennemi de l'int&eacute;rieur, le gars qui casse le moral, fait tomber les illusions. Et les deux &eacute;tudes qu'il vient de publier, sur le -livre et la musique, ne vont pas arranger sa r&eacute;putation. Le probl&egrave;me est que ce qu'il &eacute;crit depuis trente ans est exact. Ce qu'il a proph&eacute;tis&eacute; s'est v&eacute;rifi&eacute;. Ce qu'il annonce est inqui&eacute;tant.</font><br /><span></span><font size="4">En sp&eacute;cialiste des pratiques -culturelles, il a montr&eacute; que les milliards investis par l'Etat pour construire mus&eacute;es, op&eacute;ras, th&eacute;&acirc;tres, salles de spectacle ou -biblioth&egrave;ques, n'ont servi qu'&agrave; un Fran&ccedil;ais sur deux &ndash; ais&eacute;, dipl&ocirc;m&eacute;, Parisien, issu d'un milieu cultiv&eacute;. Ceux qui restent &agrave; la porte, souvent aux revenus modestes, s'en fichent ou pensent que cette -culture ax&eacute;e sur les traditionnels " beaux-arts " est d&eacute;connect&eacute;e de leurs envies.</font><br /><span></span><font size="4">Ce constat, on le lit dans l'enqu&ecirc;te sur les pratiques culturelles des Fran&ccedil;ais que le minist&egrave;re publie tous les dix ans. Olivier Donnat a pilot&eacute; celles de 1989, 1997 et 2008. La prochaine est pour 2019, qui se fera sans lui &ndash; il part &agrave; la retraite dans deux mois. Et devrait &ecirc;tre tout autant d&eacute;primante. Car ce qu'a montr&eacute; notre sociologue, c'est que le foss&eacute; se creuse. La construction fr&eacute;n&eacute;tique de mus&eacute;es ou de th&eacute;&acirc;tres en trente ans a provoqu&eacute; une forte augmentation de la fr&eacute;quentation, mais ce sont les aficionados qui y vont plusieurs fois, tandis que les ouvriers et jeunes de banlieue y vont moins. C'est dur &agrave; entendre, car l'Etat culturel s'est construit sur l'illusoire th&egrave;se du ruissellement : plus l'offre culturelle sera riche, plus elle sera partag&eacute;e par tous. Aussi le minist&egrave;re et les cr&eacute;ateurs ont longtemps ni&eacute; cette &eacute;tude.&nbsp;<em>" Il y a eu des tensions,&nbsp;</em>se souvient Olivier Donnat.&nbsp;<em>J'ai &eacute;t&eacute; vu comme un rabat-joie, on me disait que j'avais tort. "</em></font><br /><span></span><span style="color:rgb(34, 34, 34)"><font size="4">Contradiction</font></span><font size="4">Aujourd'hui, cette dure r&eacute;alit&eacute; est accept&eacute;e puisque les cinq derniers ministres de la culture ont fait du combat pour la diversit&eacute; des publics leur priorit&eacute;. Mais -Olivier Donnat a montr&eacute; que, dans les faits, rien n'a boug&eacute;. D'abord parce que &ccedil;a se joue ailleurs, dans la cellule familiale, &agrave; l'&eacute;cole aussi &ndash; deux foyers d'in&eacute;galit&eacute;s. Mais un obstacle se trouve au sein m&ecirc;me du minist&egrave;re de la culture, arm&eacute; pour soutenir son offre prestigieuse, tr&egrave;s peu pour capter un public modeste.</font><br /><span></span><font size="4">Olivier Donnat pointe aussi une contradiction :&nbsp;<em>" Nos grands lieux culturels visent logiquement l'excellence. Sauf que l'excellence conduit &agrave; privil&eacute;gier des cr&eacute;ations exigeantes auxquelles les personnes les plus &eacute;loign&eacute;es de la culture ne sont pas pr&eacute;par&eacute;es. Parler &agrave; ces personnes est tr&egrave;s compliqu&eacute;. La Philharmonie de Paris y parvient en d&eacute;cloisonnant les genres musicaux. "</em></font><br /><span></span><font size="4">Prenons le contre-pied. La France se doit d'avoir les meilleurs mus&eacute;es, op&eacute;ras ou th&eacute;&acirc;tres, tant mieux pour ceux qui aiment, et tant pis pour les autres. On ne va pas fermer ces lieux qui contribuent au prestige de la nation et dopent le tourisme. Et puis sans ces &eacute;quipements, la situation -serait sans doute pire. Enfin, pourquoi vouloir qu'une pi&egrave;ce novatrice, un film exp&eacute;rimental et un art contemporain pointu plaisent &agrave; tous ?</font><br /><span></span><font size="4">Sauf que cette offre est financ&eacute;e avec de l'argent public et qu'au moment o&ugrave; les fractures sociales n'ont jamais &eacute;t&eacute; aussi fortes, une telle posture est jug&eacute;e &eacute;litiste et a du mal &agrave; passer. Ajoutons qu'il existait dans les ann&eacute;es 1960 &agrave; 1980 un riche tissu culturel local (MJC, associations) qui, en trente ans, a &eacute;t&eacute; broy&eacute; sans que l'Etat bouge le petit doigt au motif qu'il n'est pas de son ressort, alors qu'en fait il le m&eacute;prise. Ce r&eacute;seau avait pourtant l'avantage d'offrir aux jeunes un premier contact avec la culture.</font><br /><span></span><font size="4">En pot de d&eacute;part, Olivier Donnat nous confie que le pire est &agrave; venir. Car les plus gros consommateurs de notre culture d'Etat sont les baby-boomers &ndash; ils ont du temps, de l'argent, lisent beaucoup, vont intens&eacute;ment au spectacle. Sauf qu'ils ont 60 &nbsp;ans et plus.&nbsp;<em>" Dans dix ou vingt ans, ils ne seront plus l&agrave;, et nos &eacute;tudes montrent qu'ils ne seront pas remplac&eacute;s "</em>, dit Olivier Donnat, qui annonce un avenir noir pour le th&eacute;&acirc;tre classique ou contemporain, les films fran&ccedil;ais d'auteur ou la lecture de romans.</font><br /><span></span><font size="4">Le num&eacute;rique, dont les jeunes sont familiers, peut-il favoriser la d&eacute;mocratisation culturelle ? Eh bien non, r&eacute;pond Olivier Donnat avec ses ultimes &eacute;tudes sur " l'&eacute;volution de la diversit&eacute; consomm&eacute;e " dans le livre et la musique (&agrave; t&eacute;l&eacute;charger sur le site du minist&egrave;re de la culture ou sur cairn.info).</font><br /><span></span><font size="4">L'offre en livres et en musiques a pourtant consid&eacute;rablement augment&eacute; en vingt-cinq ans. Mais les ventes baissent. Et puis, qui en profite ?&nbsp;<em>" Le num&eacute;rique, port&eacute; par les algorithmes et les r&eacute;seaux sociaux, ouvre le go&ucirc;t de ceux qui ont une app&eacute;tence &agrave; la culture, mais ferme le go&ucirc;t des autres, qui, par exemple, ne regardent que des films blockbusters ",&nbsp;</em>explique Olivier Donnat, qui en conclut :&nbsp;<em>" Le num&eacute;rique produit les m&ecirc;mes effets que les &eacute;quipements propos&eacute;s par l'Etat : ce sont les milieux ais&eacute;s et cultiv&eacute;s qui en profitent. "</em></font><br /><span></span><font size="4">Olivier Donnat prolonge la d&eacute;prime en d&eacute;cryptant les ventes de livres et de musiques. Tout en haut, les heureux &eacute;lus sont moins nombreux et &agrave; la qualit&eacute; incertaine &ndash; best-sellers pour les livres, compilations pour les CD. Tout en bas, et c'est r&eacute;cent, le sociologue constate une hausse ph&eacute;nom&eacute;nale de livres et musiques pointus, vendus &agrave; moins de 100 exemplaires ou &agrave; moins de 10 exemplaires. Et au milieu, il y a quoi ? Des paquets d'&oelig;uvres souvent de qualit&eacute;, dont les ventes sont &eacute;galement en baisse, noy&eacute;es dans la surproduction. Ces &oelig;uvres du " milieu " font penser aux films " du milieu ", ainsi nomm&eacute;s quand ils &eacute;taient fragilis&eacute;s, coinc&eacute;s entre les blockbusters et les films marginaux. Les &oelig;uvres du milieu, qui d&eacute;finissent une " qualit&eacute; fran&ccedil;aise ", forment justement le c&oelig;ur de cible du minist&egrave;re de la culture. Elles seront demain les plus menac&eacute;es. D&eacute;primant, on vous dit.</font><br /><span></span><font size="4"></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le monde et le tns]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/le-monde-et-le-tns]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/le-monde-et-le-tns#comments]]></comments><pubDate>Mon, 22 Oct 2018 21:04:33 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/le-monde-et-le-tns</guid><description><![CDATA[Stanislas Nordey : &laquo; L&rsquo;Etat subventionne d&rsquo;abord le spectateur &raquo;Propos Recueillis ParF. Da.Nomm&eacute; au printemps 2014 directeur du Th&eacute;&acirc;tre national de Strasbourg (TNS), Stanislas Nordey a pris ses fonctions en septembre 2014. Son mandat actuel court jusqu&rsquo;en septembre 2019, mais le minist&egrave;re devrait annoncer rapidement son renouvellement, au vu de la reconnaissance dont fait l&rsquo;objet son action &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;instituti [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">Stanislas Nordey : &laquo; L&rsquo;Etat subventionne d&rsquo;abord le spectateur &raquo;<br />Propos Recueillis Par<br />F. Da.<br />Nomm&eacute; au printemps 2014 directeur du Th&eacute;&acirc;tre national de Strasbourg (TNS), Stanislas Nordey a pris ses fonctions en septembre 2014. Son mandat actuel court jusqu&rsquo;en septembre 2019, mais le minist&egrave;re devrait annoncer rapidement son renouvellement, au vu de la reconnaissance dont fait l&rsquo;objet son action &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;institution alsacienne.<br />Pourquoi avoir choisi de ne pas comm&eacute;morer les 50 ans du TNS, mais plut&ocirc;t d&rsquo;envisager l&rsquo;avenir ?<br />En octobre 2017, j&rsquo;ai particip&eacute; aux manifestations pour les 70 ans de la d&eacute;centralisation th&eacute;&acirc;trale &agrave; Colmar, et j&rsquo;ai trouv&eacute; qu&rsquo;il y avait quelque chose de fun&egrave;bre et d&rsquo;inqui&eacute;tant dans ces c&eacute;l&eacute;brations. Je me suis dit qu&rsquo;il serait sans doute plus enthousiasmant, aujourd&rsquo;hui o&ugrave; nous souffrons dans nos m&eacute;tiers d&rsquo;une absence de politique de l&rsquo;Etat, de prospective, de se projeter dans l&rsquo;avenir, et de le faire de mani&egrave;re collective. Et de se projeter &agrave; 50 ans, la m&ecirc;me dur&eacute;e que celle qui est pass&eacute;e pour ce th&eacute;&acirc;tre. Et puis 2068 r&eacute;sonne &eacute;videmment avec 1968, et son parfum d&rsquo;utopie.<br />Vous a-t-il a sembl&eacute; n&eacute;cessaire de mener cette r&eacute;flexion de mani&egrave;re collective ?<br />Oui, en compagnie du personnel du th&eacute;&acirc;tre, des &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&eacute;cole du TNS, qui ont entre 18 et 25 ans et vont donc inventer le th&eacute;&acirc;tre de demain, des artistes, des spectateurs et m&ecirc;me des &laquo; non-spectateurs &raquo;, ceux qui ne viennent pas au th&eacute;&acirc;tre. J&rsquo;avais envie de solliciter tout le monde sur une part de r&eacute;el mais aussi d&rsquo;imaginaire. L&rsquo;enjeu, l&rsquo;ambition, c&rsquo;est d&rsquo;inventer un outil qui ne serve pas uniquement au TNS, mais &agrave; l&rsquo;ensemble du th&eacute;&acirc;tre public. Que l&rsquo;on apporte notre pierre &agrave; cette r&eacute;flexion sur la d&eacute;centralisation qu&rsquo;il va falloir mener, et que cette premi&egrave;re pierre soit pos&eacute;e par le seul th&eacute;&acirc;tre national install&eacute; en r&eacute;gion, il me semble que cela a un sens.<br />Beaucoup de jeunes artistes de th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;aujourd&rsquo;hui semblent rejeter l&rsquo;institution. Comment l&rsquo;expliquez-vous ?<br />En m&ecirc;me temps, je sursaute quand j&rsquo;entends les Julien Gosselin, Sylvain Creuzevault ou Caroline Guiela Nguyen dire qu&rsquo;ils ne veulent pas de l&rsquo;institution. Car ils en sont les enfants, ils ont &eacute;t&eacute; nourris par elle. J&rsquo;ai donc plut&ocirc;t envie de les pousser &agrave; &ecirc;tre une force propositionnelle, qu&rsquo;ils r&eacute;fl&eacute;chissent &agrave; la mani&egrave;re de faire &eacute;voluer ces outils. C&rsquo;est important qu&rsquo;ils se rendent compte du pouvoir qu&rsquo;ils ont de faire avancer ces institutions invent&eacute;es dans l&rsquo;apr&egrave;s-guerre.<br />En quoi ces outils peuvent-ils &ecirc;tre encore valides ?<br />Jean-Pierre Vincent, qui a dirig&eacute; cette maison de 1975 &agrave; 1983, dit une chose que je trouve formidable : que tous ceux qui critiquent la d&eacute;centralisation en affirmant un peu vite qu&rsquo;elle s&rsquo;est endormie oublient ce qu&rsquo;&eacute;tait le th&eacute;&acirc;tre en 1945. On reproche au th&eacute;&acirc;tre aujourd&rsquo;hui d&rsquo;&ecirc;tre principalement investi par les classes moyennes, et pas par les classes populaires. C&rsquo;est un constat r&eacute;el, mais on oublie qu&rsquo;avant, les classes moyennes n&rsquo;allaient pas dans le th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;art. Ce qui s&rsquo;est gagn&eacute; dans ces cinquante ou soixante derni&egrave;res ann&eacute;es, c&rsquo;est cela, et c&rsquo;est quand m&ecirc;me une victoire &eacute;norme.<br />Ce syst&egrave;me du th&eacute;&acirc;tre public fran&ccedil;ais est-il menac&eacute; ?<br />Oui, c&rsquo;est une &eacute;vidence : il r&egrave;gne en ce moment une certaine illusion qui voudrait que l&rsquo;on puisse accomplir le m&ecirc;me travail dans un syst&egrave;me priv&eacute;, ce qui est tout simplement faux. On oublie souvent de dire que quand l&rsquo;Etat subventionne la culture, il subventionne d&rsquo;abord le spectateur, avant les artistes. Il faut donc &ecirc;tre inventif, pour adapter ces outils pr&eacute;cieux &agrave; l&rsquo;&eacute;volution du monde.</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[et en répétition]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/et-en-repetition]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/et-en-repetition#comments]]></comments><pubDate>Fri, 21 Sep 2018 19:05:58 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/et-en-repetition</guid><description><![CDATA[      [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a href='https://www.lesanonymestp.net/uploads/1/2/0/8/120822932/r-p-tition-l-enfant-aux-cailloux_orig.jpg' rel='lightbox' onclick='if (!lightboxLoaded) return false'> <img src="https://www.lesanonymestp.net/uploads/1/2/0/8/120822932/r-p-tition-l-enfant-aux-cailloux_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[un petit texte de l'enfant aux cailloux]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/un-petit-texte-de-lenfant-aux-cailloux]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/un-petit-texte-de-lenfant-aux-cailloux#comments]]></comments><pubDate>Fri, 21 Sep 2018 15:46:43 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/un-petit-texte-de-lenfant-aux-cailloux</guid><description><![CDATA[" Fais-ci ! Fais-&ccedil;a ! Fais comme si ! Fais pas comme &ccedil;a ! Comme si vous pensiez pouvoir faire mieux que moi ! Par politesse, je vous &eacute;coute mais je ne vous parle plus, je ne vous r&eacute;pond plus. Vous n'&eacute;coutez pas. Enfin, je ne sais pas, on vit dans la m&ecirc;me maison alors pourquoi vous d&eacute;cidez &agrave; ma place de mon avenir. " Ah oui mais couvre-toi sinon tu vas attraper froid, il faut faire attention ! " Mais, euh... Attendez, vous me dites de faire a [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><span>" Fais-ci ! Fais-&ccedil;a ! Fais comme si ! Fais pas comme &ccedil;a ! Comme si vous pensiez pouvoir faire mieux que moi ! Par politesse, je vous &eacute;coute mais je ne vous parle plus, je ne vous r&eacute;pond plus. Vous n'&eacute;coutez pas. Enfin, je ne sais pas, on vit dans la m&ecirc;me maison alors pourquoi vous d&eacute;cidez &agrave; ma place de mon avenir. " Ah oui mais couvre-toi sinon tu vas attraper froid, il faut faire attention ! " Mais, euh... Attendez, vous me dites de faire attention au vent ou &agrave; moi ? <em>Elle rit</em> Me m&eacute;fier du vent ! Et du soleil ! De la pluie froide ou chaude ! Me m&eacute;fier des nuages gris ou du brouillard ! <em>Rire</em> Faire attention &agrave; moi... Vous voulez prendre soin de moi ? Alors si c&rsquo;est vrai pourquoi vous faites pas attention &agrave; la plan&egrave;te ? C&rsquo;est notre maison. Fais ce que je dis pas ce que je fais. &ccedil;a oui merci pas besoin de le dire je l&rsquo;avais devin&eacute;. Oui, je sais, oui je sais, je sais je sais je sais ". </span><span style="color:rgb(251, 2, 7)">Je ne suis qu&rsquo;un enfant&nbsp;</span><span> <em>Il crie (&agrave; deux voix)</em> j'ai moins de valeur qu'un adulte... je sais mais je sais aussi que si tout l&rsquo;argent pour les guerres servait pour l&rsquo;environnement, la plan&egrave;te ne serait plus malade ! Et les adultes ne seraient plus malade... Et je ne serai plus malade moi non-plus? <em>Temp&ecirc;te. Orage. Explosion.</em> On se pollue l'air et on s'empoisonne ! On mange des fruits et des l&eacute;gumes malades ! Des animaux naissent mais ne vivent pas, jamais ils ne sortent de leurs cages pour sentir la chaleur du soleil sur leur peau, la douceur du vent et ses sons. Vous n'&eacute;coutez pas le bruit du vent &agrave; travers les feuilles et vous voudriez faire semblant de m'&eacute;couter ? De toute fa&ccedil;on, vous ne comprendriez pas. Comment vous pouvez &ecirc;tre si &eacute;go&iuml;ste ? J'&eacute;coute et je r&eacute;fl&eacute;chi moi aussi et quand je vois comment vous ne m'&eacute;coutez pas, je me demande de quelle mani&egrave;re vous pouvez r&eacute;fl&eacute;chir. <em>Elle panique</em></span><br /><span></span><span><em>Elle soupire et parle aux cailloux.</em> M&ecirc;me mon institutrice me para&icirc;t... &agrave; l'ouest ! Enfin, je veux dire, &agrave; quoi &ccedil;a nous sert d'apprendre le nom des animaux, savoir ce qu'ils mangent et ce dont ils ont besoin pour vivre si demain ils seront tous morts ? Ca&nbsp; fait peur Comment je vais faire pour respirer sans devenir malade ? Manger des fruits et des l&eacute;gumes empoisonn&eacute;s ! Et manger des lapins, des cochons, des chevaux... C'est &eacute;coeurant !... On les gave et y a des gens qui meurent de faim, d&rsquo;autres de trop manger&hellip; &nbsp; J&rsquo;en ai marre. Je ne veux plus... Autant se manger entre nous.&nbsp;</span><br /><span></span><span>Pourquoi vous ne voulez pas &eacute;coutez, pourquoi vous ne voulez pas voir, pourquoi vous ne voulez pas entendre. Parce que vous avez peur ?</span><br /><span></span><span>Et je crois que vous avez peur, que mes parents aussi ont peur. Enfin, je crois, parce qu'ils me le cachent. Alors je fais en sorte qu'ils aient peur pour moi. J&rsquo;en ai marre. Je crois que c'est la m&ecirc;me&nbsp; peur que nous avons tous. Ils ne veulent pas me montrer qu'ils ont peur. Sauf que je les vois s'&eacute;nerver,&nbsp; crier et pleurer... J'ai peur aussi, je ne sais pas comment l'expliquer... Au fond, c'est ridicule d'avoir peur... Quand j'ai peur... j'ai envie d'un c&acirc;lin. Etre l&rsquo;immobile toute ma vie.</span><br /><span></span><span>Je voudrais aller &agrave; l&rsquo;arbre chez papi au d&eacute;but de la for&ecirc;t.</span><br /><span></span><span>Vous pouvez vous endormir en vous disant que vous faites du mieux que vous pouvez ? <em>B&acirc;ille</em> Comment je m'appelle, qui je suis et qu'est-ce que je fais ? Je n'ai pas faim, et demain ? <em>Il sanglote et s'endort.</em></span><br /><span></span>Loramay Meteyer<br />&#8203;Carole Huot<br /><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le fantasme du comédien]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/le-fantasme-du-comedien]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/le-fantasme-du-comedien#comments]]></comments><pubDate>Fri, 14 Sep 2018 07:42:46 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/le-fantasme-du-comedien</guid><description><![CDATA[       Avec un singe sur l'&eacute;paule, chanteur de rue. Le fantasme "sans famille"... Le mythe des amiti&eacute;s viriles, de l'aventure o&ugrave; rien n'aurait de cons&eacute;quences. [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lesanonymestp.net/uploads/1/2/0/8/120822932/published/41382444-10212131424821211-5555995111722057728-n.jpg?1536911171" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph">Avec un singe sur l'&eacute;paule, chanteur de rue. Le fantasme "sans famille"... Le mythe des amiti&eacute;s viriles, de l'aventure o&ugrave; rien n'aurait de cons&eacute;quences.</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[marche pour le climat]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/marche-pour-le-climat]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/marche-pour-le-climat#comments]]></comments><pubDate>Sat, 08 Sep 2018 18:02:55 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/marche-pour-le-climat</guid><description><![CDATA[       Ils ne perdent pas l'humourIls s'engagent&#8203; [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.lesanonymestp.net/uploads/1/2/0/8/120822932/published/rf0cyti3shemuk3z-s2eda_1.jpg?1536430025" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <h2 class="wsite-content-title">Ils ne perdent pas l'humour<br />Ils s'engagent<br />&#8203;<br /></h2>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Lettre au fond de soutien]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/lettre-au-fond-de-soutien]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/lettre-au-fond-de-soutien#comments]]></comments><pubDate>Wed, 05 Sep 2018 07:10:08 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/lettre-au-fond-de-soutien</guid><description><![CDATA[&laquo;&nbsp;Premi&egrave;re ambition : d&eacute;velopper un service universel de l&rsquo;enseignement artistique. Pratiquer un art - faire de la musique, du th&eacute;&acirc;tre, de la danse, du dessin &hellip; - doit devenir un pilier de l&rsquo;&eacute;ducation de nos enfants, au m&ecirc;me titre que lire, &eacute;crire ou compter. Les artistes et les institutions culturelles ne demandent qu&rsquo;&agrave; s&rsquo;engager. Ils sont d&eacute;j&agrave; nombreux &agrave; le faire. Ouvrons-leur e [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><span><em>&laquo;&nbsp;Premi&egrave;re ambition : d&eacute;velopper un service universel de l&rsquo;enseignement artistique. Pratiquer un art - faire de la musique, du th&eacute;&acirc;tre, de la danse, du dessin &hellip; - doit devenir un pilier de l&rsquo;&eacute;ducation de nos enfants, au m&ecirc;me titre que lire, &eacute;crire ou compter. Les artistes et les institutions culturelles ne demandent qu&rsquo;&agrave; s&rsquo;engager. Ils sont d&eacute;j&agrave; nombreux &agrave; le faire. Ouvrons-leur en grand la porte des &eacute;coles pour changer notre mod&egrave;le scolaire. L&rsquo;enseignement agricole a su montrer la voie d&egrave;s les ann&eacute;es&nbsp;60 en instaurant dans tous les dipl&ocirc;mes une nouvelle discipline, l&rsquo;&eacute;ducation socio-culturelle, et en donnant &agrave; ses professeurs un tiers temps pour monter notamment des projets avec des artistes et des structures culturelles. Tous les programmes scolaires, de la maternelle au lyc&eacute;e et dans toutes les fili&egrave;res, doivent emprunter ce chemin.</em></span><br /><span></span><span><em>Deuxi&egrave;me ambition : combattre les s&eacute;gr&eacute;gations sociales et g&eacute;ographiques. Il faut ouvrir une nouvelle page de la d&eacute;centralisation culturelle, battre en br&egrave;che l&rsquo;entre-soi parisianiste et valoriser davantage les initiatives artistiques territoriales. Mon minist&egrave;re d&eacute;pense aujourd&rsquo;hui dix&nbsp;fois plus en r&eacute;gion parisienne que dans le reste de la France. J&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; r&eacute;&eacute;quilibrer les efforts budg&eacute;taires cette ann&eacute;e et j&rsquo;ai pris une s&eacute;rie de mesures&nbsp;pour renforcer le soutien &agrave; ceux qui s&rsquo;engagent dans les zones rurales, les villes moyennes, les quartiers. Je ferai cet automne un premier bilan des politiques engag&eacute;es, pour prolonger le mouvement en 2019.</em></span><br /><span></span><span><em>Troisi&egrave;me ambition : r&eacute;investir la politique culturelle pour la jeunesse. Nos crit&egrave;res de soutien sont caducs. Il est urgent de moderniser les grilles de subventions du minist&egrave;re de la Culture. L&rsquo;offre culturelle pl&eacute;biscit&eacute;e par les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations, ces projets exp&eacute;rimentaux, tiers-lieux, espaces hybrides, qui sont &agrave; la crois&eacute;e des genres&nbsp;et des disciplines sont aujourd&rsquo;hui les laiss&eacute;s-pour-compte du budget du minist&egrave;re de la Culture. Demain, ils seront soutenus. R&eacute;inventer la politique culturelle pour la jeunesse, c&rsquo;est aussi accompagner davantage les labels, les mus&eacute;es, les structures qui offrent &agrave; la jeunesse des espaces de cr&eacute;ation, proposent des formations, ouvrent des r&eacute;p&eacute;titions, organisent des rencontres avec des artistes. R&eacute;inventer la politique culturelle pour la jeunesse, c&rsquo;est enfin la projeter &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle europ&eacute;enne. Je souhaite porter le projet d&rsquo;Erasmus de la culture avec les labels volontaires en soutenant tous les partenariats qui favoriseront la formation et la circulation et les &eacute;changes des jeunes &agrave; travers l&rsquo;Europe.&nbsp;&raquo;</em></span><br /><span></span><br /><br /><span></span><span>Il est certes r&eacute;jouissant de pouvoir r&eacute;pondre &agrave; Madame le ministre de la culture nous le faisons ! Le travail de la compagnie &laquo;&nbsp;les anonymes tp&nbsp;&raquo; depuis sa cr&eacute;ation est un va et viens permanent entre cr&eacute;ation (contemporaine ou de r&eacute;pertoire), et rencontres, ateliers, recueils de t&eacute;moignages, animations, &eacute;cole du spectateurs&hellip; Oui nous le faisons comme la plupart des compagnies en France. Nous sommes avec. Avec notre territoire, avec les &eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants, avec tous ceux qui sont en souffrance victime de l&rsquo;ostracisme culturel ou soci&eacute;tal, avec.&nbsp;</span><br /><span></span><span>Avec ! Oui, mais ce travail &agrave; un co&ucirc;t. En premier lieu il nous coupe du r&eacute;seau des distributeurs. Donner la parole &agrave; des gens qui ne fr&eacute;quenteront m&ecirc;me pas leur salle, reconna&icirc;tre un travail de terrain dans ce qu&rsquo;il a de laborieux, de lent, de fragile, voil&agrave; ce qui apparait trop souvent superf&eacute;tatoire. Souvent englu&eacute; dans une approche romantique de ce qu&rsquo;est un cr&eacute;ateur, le travail acharn&eacute; du th&eacute;&acirc;trier, de l&rsquo;artisan animateur de th&eacute;&acirc;tre, peut para&icirc;tre peu valorisant.&nbsp;</span><br /><span></span><span>Ce travail &agrave; un co&ucirc;t mais bien loin de celui de l&rsquo;inculture, bien loin des ravages de l&rsquo;entre soi et de la rupture d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; entre ceux qui poss&egrave;dent les armes de la parole et ceux &agrave; qui tous les jours font perdre un peu de force et de dignit&eacute;.</span><br /><span></span><span>Ce travail a un co&ucirc;t, mais il est vital tout autant que notre travail de cr&eacute;ateur. Equilibre complexe mais responsable, indispensable et qui justifie pleinement notre demande d&rsquo;aide fonctionnement. Certes nous regrettons le d&eacute;sengagement de l&rsquo;&eacute;tat que laisse supposer les paroles de Madame le ministre, le recours constant aux collectivit&eacute;s locales pour jouer les pompiers de service. Mais si nous en faisons le constat nous savons aussi que c&rsquo;est dans la collaboration avec tous les services de la r&eacute;gion, des communaut&eacute;s, des municipalit&eacute;s que nos projets aboutissent, vivent. Et nous savons par l&rsquo;action l&rsquo;urgence du maintien de leur existence.</span><br /><span></span><span>Ce travail &agrave; un co&ucirc;t, il entraine un budget de fonctionnement plus lourd et qui devrait &ecirc;tre p&eacute;renne et voil&agrave; pourquoi simplement nous formulons notre demande d&rsquo;aide au fonctionnement.</span><br /><span></span><br />&#8203;</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[J'aurais pu l'écrire]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/jaurais-pu-lecrire]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/jaurais-pu-lecrire#comments]]></comments><pubDate>Sun, 02 Sep 2018 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/jaurais-pu-lecrire</guid><description><![CDATA[Tribune.&nbsp;Quelques jours apr&egrave;s la d&eacute;mission de Nicolas Hulot, nous lan&ccedil;ons cet appel&nbsp;: face au plus grand d&eacute;fi de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit&eacute;, le pouvoir politique doit agir fermement et imm&eacute;diatement. Il est temps d&rsquo;&ecirc;tre s&eacute;rieux.Nous vivons un cataclysme plan&eacute;taire. R&eacute;chauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversit&eacute;, pollution profonde des sols, de  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><strong>Tribune.</strong>&nbsp;Quelques jours apr&egrave;s la d&eacute;mission de Nicolas Hulot, nous lan&ccedil;ons cet appel&nbsp;: face au plus grand d&eacute;fi de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit&eacute;, le pouvoir politique doit agir fermement et imm&eacute;diatement. Il est temps d&rsquo;&ecirc;tre s&eacute;rieux.<br /><span></span>Nous vivons un cataclysme plan&eacute;taire. R&eacute;chauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversit&eacute;, pollution profonde des sols, de l&rsquo;eau et de l&rsquo;air, d&eacute;forestation rapide&nbsp;: tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques d&eacute;cennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des esp&egrave;ces vivantes sont en situation critique.<br /><span></span>Pas trop tard pour &eacute;viter le pireIl est trop tard pour que rien ne se soit pass&eacute;&nbsp;: l&rsquo;effondrement est en cours. La sixi&egrave;me extinction massive se d&eacute;roule &agrave; une vitesse sans pr&eacute;c&eacute;dent. Mais il n&rsquo;est pas trop tard pour &eacute;viter le pire.<br /><span></span>Nous consid&eacute;rons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorit&eacute; concr&egrave;te, annonc&eacute;e et assum&eacute;e, ne serait plus cr&eacute;dible.<br /><span></span>Nous consid&eacute;rons qu&rsquo;un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l&rsquo;&ecirc;tre son objectif premier et revendiqu&eacute; ne saurait &ecirc;tre pris au s&eacute;rieux.<br /><span></span>Nous proposons le choix du politique &ndash; loin des lobbys &ndash; et des mesures potentiellement impopulaires qui en r&eacute;sulteront.<br /><span></span>C&rsquo;est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme secondaire.<br /><span></span>De tr&egrave;s nombreux autres combats sont l&eacute;gitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus &ecirc;tre men&eacute;.<br /><span></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[la marche pour le climat]]></title><link><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/la-marche-pour-le-climat]]></link><comments><![CDATA[https://www.lesanonymestp.net/blog/la-marche-pour-le-climat#comments]]></comments><pubDate>Sun, 02 Sep 2018 18:48:19 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.lesanonymestp.net/blog/la-marche-pour-le-climat</guid><description><![CDATA[Je n'ai pas l'habitude d'appeler &agrave; manifester mais transformons cet appel en un immense mouvement citoyen. La terre se meurt, .Tous ensemble nous pouvons avoir un poids sur ceux qui nous gouvernent, leur faire peur, les obliger &agrave; prendre leurs responsabilit&eacute;s... Nous savons que d&eacute;j&agrave; il est tard, Balayons les lobbies.Agissons en dehors de tous partis, classifications, arch&eacute;types m&eacute;diatiques.&#8203;Venez ce samedi 8 septembre &agrave; Lille sur la g [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">Je n'ai pas l'habitude d'appeler &agrave; manifester mais transformons cet appel en un immense mouvement citoyen. La terre se meurt, .Tous ensemble nous pouvons avoir un poids sur ceux qui nous gouvernent, leur faire peur, les obliger &agrave; prendre leurs responsabilit&eacute;s... Nous savons que d&eacute;j&agrave; il est tard, Balayons les lobbies.<br />Agissons en dehors de tous partis, classifications, arch&eacute;types m&eacute;diatiques.<br />&#8203;Venez ce samedi 8 septembre &agrave; Lille sur la grand place &agrave; 15h<br />&#8203;<br /></div>]]></content:encoded></item></channel></rss>